TOUT LE POUVOIR
AUX IMAGES
Violence et manipulation : le petit écran n'offrira rien de bon aux futurs téléspectateurs. Pour éviter des programmes bien plus dangereux pour l'esprit que des épisodes de Derrick, une seule solution : éteindre son téléviseur. Plus facile à dire qu'à faire.
La violence occupe bien entendu une place primordiale dans les programmes, rythmés par des messages publicitaires envahissants (les journaux télévisés de Robocop sont coupés par la pub). Dans Running Man, la chaîne ICS propose des émissions aux titres évocateurs : Confess, The hate boat (un navire de la haine en opposition au Love Boat de La croisière s'amuse, preuve que la violence a remplacé l'amour dans le cœur des téléspectateurs), Pain : american style (La douleur : un style américain) ou La course aux dollars, un jeu dans lequel le perdant est dévoré par des chiens.
L'armée des 12 singes et Brazil : la télévision, miroir déformant de la société pour Terry Gilliam ? Photos tirées des DVDs.

Brazil : La télévision est une véritable drogue. L'héroïne du film, Jill (Kim Greist), utilise un rétroviseur pour regarder ses émissions dans son bain. Photo tirée du DVD.
Dans Fahrenheit 451, Linda (Julie Christie) est tellement absorbée par les images de son cours vidéo d'autodéfense, qu'elle n'entend même plus son mari. Ces programmes répondent à la fois à une attente du public, tout en permettant de l'avilir. C'est ce que raconte l'animateur du jeu Running Man (Richard Dawson) dans son face à face final avec Ben Richards (Arnold Schwarzenegger), objet d'une chasse à l'homme ludique.
Leçons de propagande
Pas très cathodique Reagan ?

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